Risques solaires, ce qu’il faut savoir

Publié le 11 juin 2024

Dès le printemps, le soleil commence à briller… et sans attendre l’été, il faut adopter les bons réflexes pour en profiter au mieux. Deux dermatologues de Fouesnant de l’ADBO (Association des Dermatologues de Bretagne Occidentale), donnent des conseils de prévention.

Les températures ici sont rarement caniculaires… Et pourtant il faut se méfier du soleil ?

Tout à fait, il peut être aussi néfaste que dans le sud de la France. Même s’il fait frais ou qu’il y a du vent, si on a l’impression qu’il ne fait « pas beau », les UV sont dangereux. Et la réverbération des nuages augmente le risque. Le Finistère est le département qui compte le plus de cancers de la peau.

La mer joue un rôle ?

Oui, là aussi, la réverbération est importante. Or, les Fouesnantais sont adeptes des sports nautiques ! Il est indispensable de se couvrir quand on est sur l’eau. Il existe des vêtements « techniques » pratiques, y penser par exemple en paddle, en longe-côte.

Quels sont les principaux dangers ?

Il y a bien entendu le coup de soleil, encore plus durant l’enfance. Mais, et on en a moins conscience, sur le long terme le cumul d’expositions est à prendre en compte. Chacun a un « capital » à ne pas dépasser pour limiter le risque de mélanome, de cancer de la peau. Il faut « épargner », ne pas rester longtemps au soleil et rechercher l’ombre quand c’est possible.

Quelles sont les personnes les plus à risques ?

Les enfants bien sûr, on n’expose pas les tout-petits au soleil. Mais également les personnes à peau claire – c’est-à-dire une grande majorité des Bretons. S’y ajoutent des antécédents familiaux ou personnels. Il faut penser à se protéger dans toutes les situations de plein air et pas seulement quand on est allongé sur la plage !
Ainsi à l’école, quand on jardine, qu’on travaille en extérieur, etc. En fait, tout le monde est concerné.

Quels sont les bons réflexes à avoir ?

En premier lieu, porter des vêtements couvrants : tee-shirt à manches longues éventuellement ; chapeau à larges bords ; lunettes de soleil. Ne pas s’exposer entre midi et 16 h. Mettre de la crème solaire, et ce de mars à octobre !

Comment bien choisir une crème solaire ?

Il faut vérifier qu’elle protège contre les UVB (indice 50) et UVA, qui ne sont pas responsables des coups de soleil mais sont plus carcinogènes que les UVB.

Pour en savoir plus :

https://www.syndicatdermatos.org/dossier/le-soleil-et-les-10-commandements/

https://www.dermato-info.fr

https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Reduire-les-risques-de-cancer/Exposition-aux-rayonnements-UV/Mieux-se-proteger-du-soleil

QUELQUES CONSEILS À RESPECTER FACE AU SOLEIL

– La meilleure protection solaire est vestimentaire. Pour tous (et spécialement pour les enfants) tee-shirt, chapeau, lunettes de soleil.

– Les bébés et les jeunes enfants ne doivent pas être exposés au soleil directement.

– Les coups de soleil sont dangereux, surtout chez l’enfant.

– Évitez l’exposition directe entre 12 heures et 16 heures.

– Utilisez le protecteur solaire de mars à octobre.

– Le sable et l’eau peuvent réfléchir plus de la moitié des rayons du soleil sur votre peau.

– Votre protecteur solaire, anti UVB et anti UVA, doit être renouvelé toutes les deux heures et après chaque bain, quel que soit son indice de protection.

– Le bronzage ne protège pas des UV.

– Le protecteur solaire n’est pas destiné à augmenter votre temps d’exposition.

– Aux Glénan, le risque solaire est plus important, il faut se protéger davantage.

Indice UV

À partir de 3, il faut se protéger. Retrouvez l’indice UV de Fouesnant sur Météo France, ou sur l’application SoleilRisk.

Repérer le « vilain petit canard »

Si l’été on est plus soucieux de sa peau, les dermatologues fouesnantais insistent pour qu’on la regarde attentivement toute l’année. « À chacun d’être acteur de sa peau ! Quand on remarque une tache qui apparaît et grandit rapidement, un bouton qui devient bizarre, un grain de beauté qui se modifie ou une lésion qui ne guérit pas, ce que nous appelons “un vilain petit canard”, il faut consulter son médecin généraliste qui vous adressera au dermatologue si besoin, afin de vérifier qu’il ne présente pas de caractère de gravité. »