La chapelle Sainte-Anne

Les travaux de restauration de la chapelle Sainte-Anne, emblème culturel fort du patrimoine fouesnantais ont débuté en décembre 2018 et s’achèveront en 2021.

La rénovation se déroule en 3 temps. La première année de travaux concernait le transept, le chœur et la toiture de la sacristie. Cette année, c’est au tour de la nef d’être rénovée. Le retable et le clocher seront restaurés en 2021. La rénovation de ce type de bâtiment demande des qualifications très spécifiques. Il est en effet nécessaire de maîtriser un savoir-faire ancestral, de respecter les manières de faire, les constructions d’époque. C’est pourquoi les entreprises présentes sur le chantier sont des entreprises agréées.

Les travaux de 2018/2019

En fin d’année 2018, un parapluie a été installé 1,80m au dessus du faîtage*. Les ardoises ont été retirées, l’état sanitaire de la charpente a été effectué. Le bois est travaillé dans les ateliers de l’entreprise en charge de la rénovation, puis amené sur le site de la chapelle. La charpente a été entièrement mise à nu. Des greffes de bois et le renforcement de la charpente ont été réalisés. Le but est de conserver le maximum de pièces saines de l’époque, pour respecter l’histoire du monument.

Les ardoises ont également été déposées, et ramenées en atelier, où elles seront taillées puis repercées, avant d’être replacées sur une volige* de 27 mm d’épaisseur. Les clous forgés d’origine sont remplacés par des clous en cuivre puisqu’ils tiennent beaucoup mieux dans le temps. Les joints de faîtage quant à eux seront de la même couleur que les joints de pierre pour que l’ensemble soit homogène.

* Le faîte est la ligne de rencontre haute de deux versants d’une toiture. Le faîtage est l’ouvrage qui permet de joindre ces deux parties. Il doit assurer l’étanchéité de la couverture d’un bâtiment, ainsi que sa solidité.
* La volige est un produit rectangulaire du sciage du bois, destiné à réaliser un plancher continu pour supporter les matériaux de couverture de toiture.

La DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles), le Conseil Départemental, la Région Bretagne, la fondation du Patrimoine et la mairie financent ce projet qui s’élève à 1,5 million d’euros TTC.