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Station d’épuration : début des travaux

Article publié le 5 juin 2018.

Lancement des travaux de la station de Pen Fallut

Les maires des 7 communes du Pays Fouesnantais étaient réunis vendredi 1er juin 2018,  pour le lancement des travaux de la station d’épuration de Pen Fallut.

elus-penfallut

Ces travaux de restructuration et l’extension de la station, entrent dans un programme global en matière d’assainissement qui comprend également la rénovation des réseaux. C’est avant tout une volonté des élus locaux d’anticiper les évolutions de la population et de l’activité économique du territoire pour les 20 prochaines années, tout en préservant un environnement de qualité. L’ensemble de ces travaux, d’un montant d’environ 17 millions d’euros HT (station + réseaux), sont subventionnés en grande partie par L’Agence de l’eau Loire Bretagne (60 % pour la station et 40 % pour les réseaux).

Mise en service en 1975 et rénovée en 1989, la station d’épuration de Pen Fallut traite les effluents des communes de Fouesnant et La Forêt-Fouesnant. Le parc d’activités des Glénan (Fouesnant) et la Grande Halte (La Forêt-Fouesnant)  sont également reliés.

Aujourd’hui, la capacité de la station a atteint ses limites et est parfois dépassée notamment en période estivale. L’ensemble des équipements est également vieillissant du fait de sa durée de fonctionnement (plus de 30 ans), une modernisation est de ce fait impérative.

La commune de FOUESNANT-LES GLENAN présente une richesse spécifique en matière d’environnement et de biodiversité liée notamment à son contexte littoral. En effet, deux sites NATURA 2000 sont recensés sur la commune, il s’agit du marais de Mousterlin situé entre les pointes de Beg Meil et de Mousterlin, et de l’Archipel des Glénan.

L’inventaire réalisé par le Conservatoire Botanique National de Brest a montré que la partie « lagune » du marais, située en aval des digues de Kerangaël et de Cleut Rouz, abrite divers habitats d’intérêt communautaire (prés salés,  la lagune côtière …) ce qui a justifié la désignation du site au titre de Natura 2000. Malheureusement ces habitats présentent un mauvais état de conservation et des objectifs de reconquête de ces habitats et espèces ont ainsi été définis dans le document d’objectifs (DOCOB) en cours d’évaluation.

L’évolution progressive du marais de Mousterlin (milieu d’eau saumâtre) vers un habitat d’eau douce s’explique par son alimentation majoritaire en eaux douces, et la réduction des apports d’eaux de mer. Le DOCOB (septembre 2008) du site NATURA 2000 de Mousterlin précise que : « Pour restaurer le caractère lagunaire du site, il faut également permettre la sursalure estivale. Les apports d’eaux douces de la station d’épuration doivent être, dans la mesure du possible, compatibles avec ce besoin de salinité sur une partie du marais ».

L’automatisation de l’ouverture et de la fermeture des vannes connectant le marais à la mer doit également contribuer à la restauration du caractère lagunaire du marais.

Des travaux permettant d’optimiser la gestion hydraulique du marais (avec réintroduction d’eau de mer) ont été réalisés à ce titre courant 2013, sur le site NATURA 2000 de Mousterlin.

Répondre aux obligations règlementaires et environnementales

DCE et SDAGE

La Directive cadre sur l’eau (DCE), le SDAGE Loire Bretagne et à l’échelle du bassin versant le SAGE Sud Cornouaille, réglementent la protection des ressources en eaux douces, saumâtres ou salées, superficielles ou souterraines, de « transition » et côtières.

A ce titre, ces règlements visent à prévenir et réduire la pollution de l’eau, à promouvoir son utilisation durable, à protéger l’environnement ou encore à améliorer l’état des écosystèmes aquatiques (zones humides).

Le SDAGE Loire Bretagne approuvé le 18/11/15, a défini 14 objectifs dont la réduction des pollutions organiques et bactériologiques, la préservation des milieux aquatiques et du littoral.

SAGE Sud Cornouaille

Le SAGE (schéma d’aménagement et de gestion de l’eau) est un outil de planification, institué par la loi sur l’eau de 1992, visant la gestion équilibrée et durable de la ressource en eau à l’échelle d’un bassin versant. Il s’agit d’une déclinaison locale du SDAGE Loire Bretagne.

Les enjeux identifiés sur le territoire du SAGE Sud Cornouaille, sont les suivants :

  • Qualité des eaux superficielles et souterraines
  • Disponibilité des ressources en eau
  • Qualité des milieux aquatiques et naturels
  • Enjeux littoraux liés à la qualité des eaux et des habitats, et aux phénomènes d’ensablement des estuaires et des ports
  • Risques naturels liés à l’eau

Les travaux d’extensions de la STEP et de réhabilitation des réseaux envisagés sur la commune de Fouesnant et la Forêt Fouesnant répondent à la fois aux objectifs du SDAGE et du SAGE.

A noter, que les actions de réhabilitation des assainissements individuels à l’échelle des bassins versants (élaboration de profils conchylicoles) concourent à répondre à ces mêmes objectifs.

Conformité au PPRL (Plan de Prévention des Risques Littoraux)

L’arrêté préfectoral du 12 juillet 2016, portant approbation du plan de prévention des risques naturels prévisibles « Est Odet » sur les communes de Bénodet, Concarneau, Fouesnant et La Forêt-Fouesnant a été pris en compte dans la conception même du projet.

Nouvelles Normes de rejets

La prise en compte des nouvelles obligations réglementaires ont fait évoluer les normes de rejet notamment pour le phosphore.

Un suivi de l’impact dans les eaux du milieu récepteur est déjà réalisé au titre de Natura 2000 et du SAGE Sud Cornouaille.

Démarches règlementaires

Dans ce cadre un schéma directeur d’assainissement intercommunal a été élaboré à l’échelle du Pays Fouesnantais. Celui-ci a conclu à la nécessité d’augmenter la capacité de la station de Pen Fallut à 55 000 équivalents/habitants.

Le Préfet du Finistère, par arrêté préfectoral n° 2016‑242 du 29 août 2016, a autorisé la restructuration et l’extension de la station d’épuration. Cet arrêté impose aux collectivités de Fouesnant et de La Forêt‑Fouesnant des prescriptions sur leurs réseaux respectifs d’assainissement des eaux usées visant à améliorer leurs performances.

Un porter à connaissance a également été transmis à l’Etat après le choix définitif du projet afin d’indiquer les modifications apportées au projet initial conformément à l’article R.214-18 du Code de l’environnement. Ce porter à connaissance à pris en compte les nouveaux éléments réglementaires depuis l’arrêté préfectoral à savoir : le PPRL, le SDAGE Loire Bretagne, le SAGE.

Par courrier du 19 décembre 2017, les services de l’Etat ont pris actes des éléments et indiquent à la collectivité que les modifications apportées ne nécessitent pas de modification de l’arrêté préfectoral.

Ils indiquent également que le choix du projet retenu apporte une plus grande fiabilité du traitement et une meilleure protection du milieu naturel. En effet, le projet apporte au dossier initial, un meilleur  traitement tertiaire pour  des objectifs plus ambitieux de rejet sur tous les paramètres, avec possibilité de descendre le niveau de Phosphore à 0,5 mg/l. Le projet va donc dans le sens d’une meilleure protection du milieu récepteur et au-delà de la demande réglementaire initiale.

Depuis le 1er janvier 2018, la Communauté de Communes du Pays Fouesnantais est en charge de la compétence assainissement pour l’ensemble du territoire. Ce service public recouvre les missions obligatoires de collecte, de transport et d’épuration des eaux usées, ainsi que le contrôle des raccordements au réseau public de collecte et l’élimination des boues produites.

Cette compétence « assainissement » comprend  également l’assainissement non collectif, déjà transféré à la CCPF en janvier 2016.

Un projet s’inscrivant dans une démarche de développement durable : moderne, économique et pour la protection de l’environnement

La filière de traitement retenu est un procédé classique de boues activées, permettant un investissement moindre et une plus grande souplesse en matière d’exploitation.

Les impacts olfactif et acoustique sont pris en compte afin d’améliorer considérablement la gêne potentielle  à proximité même du site : extraction et désodorisation de l’air vicié, couverture, bâtiment fermé, locaux insonorisés…

Un protocole ambitieux de suivi du milieu a été établi et validé par la DDTM. Le suivi porte sur le rejet des effluents  traités et sur le milieu. Ce suivi engagé en 2018 sera maintenu au moins sur une période de 2 ans qui suit la mise en service de la station d’épuration, sauf pour le suivi des habitats qui est réalisé tous les cinq ans.

Une clause d’insertion sociale a été intégrée dans le marché de travaux afin de prendre en compte des heures d’insertion sociale au chantier.

Le projet s’élève à un montant de 13 104 300 € dont plus de 500 000 € ont déjà été dépensés avant le transfert à la communauté de communes, avec des accords de subventions importants permettant de réduire significativement l’impact financier sur l’usager.

Un accord de programmation de travaux entre l’Agence de l’eau Loire Bretagne, la commune de Fouesnant et la commune de La forêt Fouesnant a été établi prenant en compte les obligations de l’arrêté préfectoral notamment sur la réhabilitations des réseaux, la modernisation des équipements et l’extension et la restructuration de la station de Pen fallut.

Un choix économique pour les entreprises, le logement et le tourisme

La restructuration et l’extension de la station de Pen Fallut entrent dans un programme global en matière d’assainissement qui comprend également la rénovation des réseaux et des équipements.

C’est avant tout une  volonté des élus locaux d’anticiper les évolutions de la population et de l’activité économique du territoire pour les 20 prochaines années tout en préservant un environnement de qualité.

Les travaux sont portés par des entreprises locales et contribuent également à la relance de l’activité économique de notre territoire.

Le projet permet de doter  le Pays Fouesnantais  d’un équipement moderne et adapté pour l’avenir.

Montant des travaux

 

Station de Pen Fallut Montants HT
Agence de l’eau Loire Bretagne (subvention)

7 717 980 €

Dont une avance de 2 432 000 €

Conseil départemental du Finistère (subvention) 600 000 €
Région Bretagne (subvention) 300 000 €
CCPF 4 486 320 €
Total 13 104 300 €

 

Réseaux Montants HT
Agence de l’eau Loire Bretagne (subvention) 1 679 200 €
CCPF 2 466 800 €
Total 4 146 000 €

 

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