Entretenir son verger

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Note sommaire sur la culture du pommier[1].

 

1 – Le sol.

Le pommier est très tolérant, même si son épanouissement est fonction de la qualité du sol (profondeur, réserve minérale) et la régularité de la pluviométrie (les besoins en eau d’un pommier sont au minimum de 650 mm/an).

Il faut cependant tenir compte de la fatigue des sols et des risques de pourridié (ne pas replanter sur un ancien plant), des gelées de Printemps (ne pas planter dans un bas fond) et de l’excès d’eau (le pommier est sensible à l’asphyxie des racines). Dans tous les cas le pépiniériste sera de bon conseil.

 

2 – Entretien[2]

Les premières années il est indispensable de limiter la concurrence des mauvaises herbes (désherber un cercle de 50 cm de rayon autour du tronc au printemps). Une fois le pommier adulte, il suffit de tondre régulièrement l’herbe autour du tronc.

La protection permanente d’un pommier n’est pas nécessaire. Par contre il faut veiller aux éventuelles attaques et les traiter s’il y a lieu (seulement si l’attaque est sévère). Les principales sont la tavelure, l’oïdium, la monoliose, le feu bactérien, le chancre, les acariens, l’anthonome, le carpocapse, les pucerons, les cendrés et les chenilles.

Afin d’éviter les traitements, il est possible d’obtenir un équilibre entre les nuisibles et leurs prédateurs naturels en s’inspirant des techniques de Protection intégrée de Cultures[3]. Chaque cas étant particulier, il est cependant conseillé de se renseigner auprès de son pépiniériste.

 

3 – La pollinisation[4]

Un pommier n’est pas auto-fertile (sauf exception). Pour être fécondées, ses fleurs doivent recevoir le pollen d’une autre variété (ce sont principalement les abeilles qui se chargent de ce travail). Si le pommier donne des fleurs, mais pas de pomme, c’est qu’il est bien seul et qu’aucune abeille (ou bourdon) n’est venu le visiter. Il est donc utile d’avoir une autre variété de pommier et des abeilles dans les environs (au besoin installer une ruche). Certaines variétés (Cox’s-Orange par exemple) sont particulièrement pollinisatrices, d’autres au contraire ne le sont pas du tout. Le mieux est d’en parler au pépiniériste au moment du choix de la variété.

 

4 – La taille.

En l’absence de taille, le pommier évolue vers un houppier plus ou moins étalé avec une zone improductive au centre. Il peut donc être utile de tailler pour faire rentrer la lumière, lutter contre l’alternance, augmenter la production et prolonger la durée de vie de l’arbre. Cela se fait généralement en hiver[5], mais peut également se pratiquer en été[6]. Toutefois, les conseils d’un jardinier expérimenté sont nécessaires avant de s’y lancer tout seul.

 

5 – La conservation des pommes.

Suivant sa variété, la pomme se conserve plus ou moins longtemps. Cependant même nos Reinette-d’Armorique et nos Aval-houarn, réputées tenir de long mois, ne se conservent bien que sous réserve d’un minimum de précautions[7] (récolte au bon moment, support propres, humidité et température maîtrisées, et évidemment une surveillance régulière).

 


 

[1] l’Association des Croqueurs de Pommes donne des informations simples sur la culture du pommier. https://croqueurs-national.fr/arboriculture-soins.html

[2] On trouve à l’adresse http://ephytia.inra.fr/fr/Home/index d’amples explications sur les “maladies du pommier“

[3] Cela ne concerne pas seulement le pommier, mais toutes les cultures nourricières. http://www.fao.org/ag/save-and-grow/fr/6/index.html

[4] https://croqueurs-national.fr/pollinisation.html

[5] https://croqueurs-national.fr/taille/126-taille-d-hiver.html

[6] https://croqueurs-national.fr/taille/125-taille-en-vert.html

[7] https://www.jardinsdefrance.org/pommes-des-regles-pour-bien-les-conserver/