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Marc COLOMBEL : La passion du rhodo

Article publié le 1 novembre 2010.

marccolombel

Je suis né en Picardie, il y a 67 ans. J’ai fait toute ma carrière, comme navigateur, dans le transport aérien militaire. Cela m’a valu de beaucoup voyager dans le monde. J’ai ainsi passé un an au Tchad où j’ai rencontré mon épouse, Thérèse, qui y était infirmière. Elle est bretonne (de Cast). Quand j’ai quitté l’armée, nous avons donc décidé de nous installer en Bretagne. Nous cherchions un penty à restaurer. Nous l’avons trouvé sur la route de Saint-Evarzec. Sa restauration a duré sept ans. Au pignon, il y avait un rhododendron majestueux de 65 ans. C’était la première fois que j’en voyais un. La première floraison a été un éblouissement. Dès lors, je vais me passionner pour l’hybridation, le semis de mes propres graines. Je réalise les premières en 1985. Sept ans plus tard, j’ai fait enregistrer mon premier hybride, « Kernéostic », du nom de l’endroit où j’habite. Il y avait plus de 50 ans qu’aucun rhododendron n’avait été enregistré en France, auprès de la Royal Horticultural Society. Les Anglais sont les maîtres de l’hybridation des rhododendrons. L’année suivante, après avoir publié un livre « Rhododendron, mode d’emploi », je crée la « Société bretonne du Rhododendron » dont le siège social sera à Fouesnant durant quatorze ans et qui regroupe quelque 150 passionnés. Ils se retrouvent en 2000, 2003 et 2006 lors des « Rhodofolies » que nous organisons, également, à Fouesnant. Parallèlement, nous avons mis sur pied trois voyages en 1999, 2002, 2005 pour visiter les grands parcs anglais. Moi, j’y vais chaque année, ainsi qu’en Allemagne, au Danemark, en Suède pour rencontrer d’autres hybrideurs. Nous nous retrouvons aussi sur mon site qui reçoit 150 visites par jour.

J’ai abandonné la présidence de la Société en 2007. En 2008, on m’a remis à Edimbourg la médaille d’argent de la Société américaine du rhododendron, la plus célèbre du monde. Cette année, à l’occasion du 75ème anniversaire de la société allemande, les organisateurs ont fait venir des hybrideurs de nombreux pays, à Brême. Je représentais la France et j’ai fait un historique du rhododendron en France de 1850 à nos jours. Mon jardin n’est pas un jardin de collectionneur, ni de vendeur, c’est un jardin d’essai. Je viens d’y recevoir la visite de Jean-Pierre Gadiollet, le responsable des espaces verts de la ville. Comme chaque année, je lui ai donné une trentaine de grands plants qui vont garnir les ronds-points de Fouesnant. C’est le moment de mettre en terre. Le « Rhodo » aime les terres acides, légères et humides. J’ai également réalisé un hybride, « Le Fouesnantais », qui se trouve devant l’Office Municipal de Tourisme. A l’avenir mon souhait serait de créer pour Fouesnant des hybrides qui fleurissent non pas en mai, comme la plupart des rhododendrons, mais en juillet. Les estivants pourraient ainsi profiter de ces beaux massifs blancs et parfumés.

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