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Jean-René Nédélec : Le scrutateur fidèle

Article publié le 1 mars 2014.

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Je suis un vrai Fouesnantais puisque je suis né rue de Cornouaille, en plein bourg, en 1955. Après avoir fréquenté comme beaucoup de jeunes fouesnantais, Notre Dame et le collège Saint-Jo, je suis allé à Saint-Blaise à Douarnenez puis à Saint-Louis à Châteaulin. Je suis parti ensuite faire mon service militaire dans l’armée de l’air à Mont-de-Marsan. En 1978, j’ai épousé Annie et nous avons eu trois filles : Delphine (1979), Marie (1981) et Julie (1985). Après une préparation de six mois à Montlhéry, j’ai passé mon examen d’état de moniteur d’auto-école. J’ai d’abord été employé pendant 5 ans comme moniteur poids lourds à Vannes puis, en 1982, je me suis installé sur la place de la Mairie à Fouesnant. Je n’ai jamais quitté cette place depuis 32 ans. Avec mon épouse, nous avons toujours porté un regard sur la vie politique locale mais en tant que commerçant, nous n’avons pas voulu nous engager. C’est en allant chercher un papier à la mairie, il y a une quinzaine d’années, qu’on m’a proposé de participer, aux opérations de dépouillement du vote. Depuis, j’ai été scrutateur à toutes les élections (présidentielles, législatives, cantonales, européennes, municipales) qui se sont déroulées à Fouesnant, sauf une fois où j’étais absent de la ville. Je me retrouve toujours dans le bureau n°8 (quartier Landébec) où nous sommes deux équipes de quatre à dépouiller. L’équipe est en général constituée par les mêmes personnes : une qui ouvre les enveloppes, une autre qui lit les noms. Avec mon ami, Daniel, nous traçons les bâtons. Chaque table a environ 300 enveloppes en charge. Cela nous prend en général deux heures. Les résultats de notre bureau correspondent presque tout le temps au résultat final. Les opérations se passent toujours bien, dans une atmosphère apaisée même si nous sentons une certaine pression autour de nous. Nous n’avons jamais eu d’incidents et très peu de bulletins nuls. Cette année, une enveloppe contenait une page de la Redoute sur les sous-vêtements féminins. Ce sont la plupart du temps les mêmes personnes que nous voyons, élection après élection, pour assister au dépouillement. Après, l’équipe s’en va finir la soirée au restaurant. La prochaine fois, si on me le demande, je serai encore là pour les Européennes. C’est une façon de participer à la vie démocratique de la commune. Pour les dernières municipales, il n’y a eu qu’un tour comme il y a six ans. Comme cela, j’ai pu faire du jardinage le dimanche suivant.

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