Accueil > Actualités > Portraits > Clémentine Le Moigne : la mer au coeur

Clémentine Le Moigne : la mer au coeur

Article publié le 1 septembre 2014.

ClementineLeMoigne

En fait, mon vrai prénom, c’est Claudine mais tout le monde m’appelle Clémentine, un surnom qui m’a été donné lors d’un de mes voyages. Je suis née en 1966 à Pau où mon père était militaire. Mes parents étant bretons, nous sommes bien vite revenus à Morlaix mais je me considère comme brestoise car j’ai vécu toute ma jeunesse dans cette ville. D’ailleurs, je ne suis pas peu fière d’avoir passé mon bac au lycée « Amiral Ronarc’h » qui est le lycée le plus à l’ouest du continent européen. Après un DEUG de sociologie à Rennes j’ai fait une maîtrise d’ethnologie à Paris. J’ai très vite été passionnée par le patrimoine maritime, par l’étude des minorités, l’analyse d’une communauté dans son organisation sociale et économique. J’ai d’ailleurs appris le créole pour faire mon mémoire de maîtrise sur un village de pêcheurs de Haïti où j’ai passé deux mois. Pendant ma licence, j’ai fait la connaissance, à Noirmoutier, d’un éducateur qui restaurait un vieux bateau avec une équipe de jeunes de la DDASS. Ce bateau allait devenir le « Fleur de Lampaul ». J’ai pris une année sabbatique pour naviguer avec l’équipage aux Canaries et à Madère afin d’étudier les mammifères marins. J’ai ensuite rejoint le Musée du bateau qui allait se transformer en Port-Musée à Douarnenez. J’y ai travaillé quatre ans pour enrichir la documentation sur chaque bateau du Musée. J’ai pris une nouvelle année sabbatique pour naviguer sur le Maria Asunta, un brick britannique, sur lequel j’ai rencontré mon conjoint, Graham, un Ecossais. Nous avons eu trois enfants : Eden (17 ans), Yann (13 ans), Finlay (10 ans). Je suis partie ensuite six mois à Saint-Pierre-et-Miquelon pour faire l’inventaire d’un vieux musée qui allait être remplacé par un grand musée sur la pêche à Terre-Neuve. Après cette mission, j’ai organisé des expositions temporaires et tourné des films sur les fêtes et la vie maritime en Basse-Normandie dans le cadre du musée consacré aux fouilles archéologiques sur l’île Tatihou dans la Manche. Pendant 5 ans, j’ai fait une parenthèse familiale pour élever mes enfants. J’ai créé un musée marin itinérant pour les plus jeunes, travaillé à l’Université de Caen pour réactualiser la linguistique maritime puis j’ai renoué avec Douarnenez et la Fédération régionale pour la culture et le patrimoine maritimes en Bretagne. Entre temps, mon conjoint était devenu traducteur donnant des cours d’anglais maritime à Concarneau. En 2008, nous avons donc décidé de nous installer à Fouesnant parce que cette ville représentait tout ce dont je rêvais : une agglomération moyenne, la présence de complexes sportifs, de structures culturelles, des écoles, des collèges, un centre aquatique, nautique, des tennis. Une ville superbe. La municipalité m’a d’ailleurs soutenue lorsque, à l’appel de la Région Bretagne pour un projet sur le patrimoine culturel breton, j’ai proposé de travailler sur « L’inventaire du patrimoine matériel et immatériel de l’archipel des Glénan ». Depuis janvier, je rencontre d’anciens gardiens de phare, des pêcheurs, des éducateurs du Centre des Glénans, du personnel des « Phares et Balises ». Il y a beaucoup à dire sur les activités humaines passées de l’archipel. En décembre, j’aurai terminé. Une nouvelle base de données avec photos, enregistrements, petits films, etc. sera mise en ligne. Le 25 septembre, lors d’une conférence à l’Archipel, je présenterai l’état d’avancement de l’inventaire du patrimoine des Glénan qui permettra, je l’espère, de connaître encore mieux cet archipel merveilleux.

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Email this to someone