Accueil > Actualités > Actualités > CLAUDE COTTELY : LE BERGER DES ABEILLES

CLAUDE COTTELY : LE BERGER DES ABEILLES

Article publié le 2 octobre 2015.

Claude-CottelyClaude Cottely est né en 1947 en Picardie mais sa femme, Michèle, a des origines finistériennes. Pendant trente ans, ils ont passé leurs vacances au camping Kost Ar Moor à Mousterlin. C’est en se promenant à vélo qu’il a repéré la maison, un ancien bar-boulangerie qu’il a rénové, et où il est venu passer sa retraite en 2007 en s’y adonnant à sa passion pour l’apiculture.

Comment en vient-on à s’intéresser au monde des abeilles ?

Rien dans ma vie professionnelle ne m’y prédisposait puisque j’ai travaillé dans la charcuterie. Tout au plus, avais-je un arrière-grand-père qui avait quelques ruches en paille dans son verger. A Fouesnant, je dispose d’un grand jardin. J’y ai planté des fruitiers et y ai installé une ruche pour polliniser mes pommiers.

En quoi consiste la pollinisation ?

En venant prélever le nectar au cœur de la fleur, l’abeille s’enduit ainsi de pollen qu’elle transporte de fleur en fleur. Alors se met en marche le processus de la fécondation qui débouchera sur la production de fruits ou de légumes. Le nectar, quant à lui, prend le chemin de la ruche où il est transformé en miel.

Quand a débuté l’aventure du rucher pédagogique de Penfoulic ?

Je me promenais avec mon petit-fils dans le verger conservatoire de Penfoulic et je me suis étonné de l’absence de ruches. Après en avoir parlé avec Michel Le Page, garde du littoral, une convention a été signée en 2012 avec le Conservatoire du littoral (propriétaire) et la Mairie (gestionnaire). Je suis devenu le référent. Avec les animatrices, Lulu et Géraldine, nous expliquons aux élèves des écoles primaires du Pays Fouesnantais le rôle essentiel de l’abeille dans la nature. A la maison des Marais, il y a une ruche vide afin que les enfants comprennent la structure et l’organisation de la vie des abeilles. Ils ont un peu peur mais quand ils goûtent le miel, leur visage s’illumine. Une ruche pédagogique est également utilisée par les élèves de seconde S du lycée de Bréhoulou.

 

A DÉCOUVRIR LE 25 OCTOBRE

A Fouesnant, les abeilles bénéficient-elles d’un bon environnement ?

A Penfoulic, il y a huit ruches (60 à 70 000 abeilles par ruche en été). Elles sont de différentes formes et de différentes couleurs. On pourra les découvrir lors de la Fête de la pomme du 25 octobre avec atelier d’apiculture, ruche vitrée, dégustation de miel. Pour en revenir à votre question, à Penfoulic, l’environnement est excellent car on est dans un site protégé. Les abeilles peuvent y pâturer toute l’année. En analysant le miel on a pu y trouver des essences de châtaignier, de ronce, de trèfle blanc, de troène, d’acacia et, comme l‘aire de butinage est de 1,5 km, on a même trouvé du miel de ville, provenant des fleurs des parterres. Nous avons ainsi une idée précise de la qualité de notre environnement.

Le frelon asiatique, un vrai danger pour l’abeille ?

Oui, et pour l’homme. Il y a encore eu des piqûres nouvelles cette année. Ce prédateur n’a pas de prédateur. Il est venu de Chine dans des poteries. Depuis deux ans, on constate sa présence chez nous. Il progresse de 100 km par an. Il est plus petit que les frelons européens et ses pattes sont jaunes. Il découpe la tête et l’abdomen des abeilles. Il malaxe leur thorax pour en faire de la bouillie afin de nourrir les larves. Sa présence stresse les abeilles et perturbe leur cycle. Du coup, le nombre des abeilles diminue. Son nid n’est pas facile à repérer. Si on trouve un, il ne faut surtout pas essayer de le détruire tout seul. Il faut prévenir la Communauté de communes.
telechargement-orangeTélécharger la rencontre fouesnantaise avec Claude Cottely au format .pdf

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Email this to someone