Sites naturels

Des sites naturels protégés très variés

Le polder de Mousterlin et la lagune de la Mer blanche

La pointe rocheuse de Mousterlin

L’anse et le bois de Penfoulic

Les dunes de Beg-Meil et Mousterlin

Un bocage préservé abritant un réseau de chemins creux bordés de talus plantés de chênes et de châtaigniers

L’archipel des Glénan

Le polder de Mousterlin et la lagune de la Mer blanche

Hauts lieux de la biodiversité, on trouve sur ces deux sites autrefois semblables une nature bien différente. Ils sont regroupés sous l’expression «Marais de Mousterlin » dans le cadre de Natura 2000.

La Mer blanche est un espace maritime abrité par une dune, soumis à l’influence des marées. Le développement du plancton y est particulièrement abondant et une chaîne alimentaire riche en dépend : nurserie pour les coquillages, crevettes, crabes et poissons, restaurant également pour les plus gros poissons et oiseaux (lien description ot). La dune appartient à l’État et l’Office national des forêts (ONF) gère l’espace en collaboration avec la mairie de Fouesnant.

Le polder est un espace marin protégé par une dune avant que l’homme ne le modifie pour tenter d’y développer l’agriculture. Après les premiers travaux d’endiguements de 1927, la partie maritime devient progressivement terrestre et la végétation ferme peu à peu le paysage.

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En 1982, le Conservatoire du littoral et des rivages lacustres rachète en partie le polder et met en place une convention avec la mairie de Fouesnant qui devient le principal gestionnaire de l’espace et plus tard en partenariat avec le lycée agricole de Bréhoulou pour certaines prairies. L’objectif de cette gestion a toujours été de favoriser la diversité des habitats, de la faune et de la flore.

Grâce au classement Natura 2000 des  marais de Mousterlin en 2002, le développement des actions sur ces sites permet d’optimiser de manière plus importante la biodiversité.

La pointe rocheuse de Mousterlin

Le grand plateau rocheux de la pointe de Mousterlin est le sommet des deux cordons sableux de la Mer blanche et du polder de Mousterlin. Ce plateau abrite de nombreuses espèces, attire de nombreux prédateurs, poissons, oiseaux et parfois même un phoque !

C’est également ici que l’on retrouve lors des grandes marées basses l’amoureux de pêche à pied de loisir !

Le site est classé Natura 2000 dans la partie marais de Mousterlin et Natura 2000 en mer. Depuis juillet 2013, la pointe de Mousterlin comme les autres zones de pêche à pied de Fouesnant ont intégré Le programme Life+ « Expérimentation pour une gestion durable de la pêche à pied récréative »

L’anse et le bois de Penfoulic

L’anse de Penfoulic se compose d’une partie très maritime, derrière le Cap-Coz, la vasière, et d’une partie plus saumâtre, plus en arrière, en remontant dans le bois de Penfoulic.

La vasière est un espace très productif en phytoplancton, ainsi s’y développent des coques, palourdes et jeunes poissons qui eux-mêmes attirent une multitude d’oiseaux sédentaires ou migrateurs venant s’abriter et se nourrir (huîtrier pie, tournepierre à collier, aigrettes garzette, sterne ou bernache cravant en hiver). L’activité conchylicole y est bien développée. Cet espace est inclus dans Natura 2000 en mer.

L’aménagement d’une grande digue au fond de la vasière en 1870 a limité la remontée de la mer au cœur du bois de Penfoulic. Monsieur de Poulpiquet s’en servait pour retenir l’eau de mer et piéger les poissons marins dans un étang artificiel, c’est un des pionniers de l’aquaculture.

Le bois de Penfoulic appartient au Conservatoire du littoral. C’est la mairie qui entretient et gère l’espace. Le bois, les prairies, les anciens aménagements piscicoles et les vergers de pommes à couteau et à cidre (90 variétés de pommes) sont une des vitrines de la richesse fouesnantaise. Le site a été aménagé et labellisé « Tourisme et Handicap »,  ce qui facilite l’accès à tous.

Les dunes de Beg-Meil et Mousterlin

Propriétés de l’État, ces dunes sont gérées par l’Office national des forêts (ONF) avec l’appui technique de la mairie. Une convention a été établie depuis 2003 entre les deux partenaires pour la prise en charge de l’entretien des 63 hectares de dunes de Mousterlin et des 8 hectares de Beg-Meil.

Sur la dune de Mousterlin, la restauration de l’habitat dunaire et des espèces est fixée par Natura 2000. Pour cela, les gestionnaires luttent contre les espèces introduites, l’embroussaillement et l’enrésinement qui banalisent le milieu. Ils gèrent les activités et la fréquentation sur les secteurs sensibles. La renaturation des parkings de Coat Clévarec et prochainement de Cleut Rouz entre également dans ce cadre. Si une partie des plantations est aujourd’hui intégrée au patrimoine paysager fouesnantais, elles ne doivent pas se développer au détriment des habitats dunaires. Les plantations de cyprès et de pins de Thunberg présentes sur la flèche de la Mer blanche devront ainsi être pour partie progressivement éliminées.

A Beg-Meil, la dune dite « perchée » du fait de la présence du sable en haut de falaise et de terre en profondeur a été victime de l’ouragan de 1987 où des centaines d’arbres vieux de quatre-vingts ans et hauts de vingt mètres ont été mis à terre. Après plusieurs tentatives, les replantations laissèrent réapparaitre des cyprès Lambert, pins maritimes et chênes verts. Aujourd’hui, des agents du service « espaces naturels » de la mairie et de l’ONF veillent sur le renouveau de la pinède. En juin, puis en octobre, ils élaguent, débroussaillent, enlèvent les arbres morts. La pinède a désormais atteint une hauteur de dix mètres et, peu à peu, les touristes se réapproprient les lieux. Des espaces ont été ouverts pour que l’on puisse à nouveau pique-niquer, jouer à la pétanque ou faire la sieste à l’ombre des grands pins. Comme avant. Mais il faudra plus de trente ans pour que la pinède retrouve toute sa majesté du passé. Les petits-enfants en profiteront.

Un bocage préservé abritant un réseau de chemins creux bordés de talus plantés de chênes et de châtaigniers

Le paysage bocager de Fouesnant a été épargné par le remembrement des campagnes, il a conservé son réseau de chemins creux traditionnellement bordés de talus. Les talus sont constitués de pierres ou de mottes de terre empilées par les paysans au cours du temps. Ils jouent un rôle essentiel en retenant l’eau et la matière organique des parcelles. Ils supportent une végétation de haies ou de vieux arbres dont dépendent de nombreuses espèces. Plusieurs chênes ou châtaigniers très anciens y ont été recensés et parfois même classés.

L’archipel des Glénan

Cet archipel est rattaché à la commune de Fouesnant. La commune subvient à ses besoins en matière d’équipements, d’aménagements et de gestion des milieux naturels avec l’aide de partenaires : l’association Bretagne vivante, le Conservatoire botanique de Brest, le Conseil général du Finistère.

De nombreux outils de protections règlementaires sont mis en place pour protéger cet archipel, véritable joyau de la région.

Depuis 1974, une réserve naturelle nationale y a notamment été établie pour protéger une fleur rare car endémique des Glénan et donc unique au monde : le narcisse des Glénan.

Tout est mis en œuvre par les co-gestionnaires de la réserve pour conserver la plante menacée : l’association Bretagne vivante, le Conservatoire botanique de Brest, le Conseil général et la mairie de Fouesnant doivent régulièrement faire face à la compétition d’autres espèces, à la fréquentation touristique ou aux éléments qui se déchaînent !

La Ville a également en gestion l’aspect portuaire, le ramassage et l’exportation des déchets de tout l’archipel, réalisés grâce au bateau de la commune. Depuis 2004, l’Archipel des Glénan est classé dans le cadre de la directive européenne Natura 2000 grâce à ces habitats terrestres et marins, sa faune et sa flore.