Gestion et préservation des sites

Participez à la gestion et la préservation des sites Natura 2000

Les bonnes pratiques

La fréquentation durable des espaces protégés Natura 2000 est l’affaire de tous.

Les sites Natura 2000 sont des espaces protégés où il n’est pas question d’interdire toute activité. La préservation des milieux naturels et des espèces sauvages se base sur une fréquentation durable des sites, grâce à la bonne volonté de toutes et tous. Certains comportements ou gestes blessent la nature. À l’échelle d’une personne, ces pratiques peuvent paraître anodines et sans danger. Mais à l’échelle de toute une population, ces pratiques peuvent réellement mettre en péril les milieux naturels et les espèces sauvages.

Aidez-nous à préserver cette richesse pour les générations futures, adoptez les bonnes pratiques de fréquentation des sites Natura 2000 !

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A terre comme en mer, je ne pollue pas

Les pollutions physiques, chimiques ou bactériologiques sont un fléau pour les paysages, les milieux naturels et les espèces.  À parfois de très faibles doses, elles sont fatales pour de nombreux animaux ou plantes. Et là encore, c’est l’addition de petites pollutions insignifiantes à l’échelle d’un individu qui peut s’avérer importante à l’échelle d’une population. Il suffit de voir les déchets ramenés par la mer en hiver sur nos plages pour s’en convaincre.

  • Ramenez tous vos déchets avec vous ou déposez-les dans les poubelles sur les site, les ports ou les cales, y compris les mégots de cigarettes ou les déchets biodégradables.
  • Au mouillage, utilisez des produits biodégradables. Si votre bateau ne récupère pas ses eaux usées, limitez au possible l’utilisation de vos équipements sanitaires (éviers, douches, toilettes), utilisez les installations à terre.
  • Plaisanciers, à marée basse sur l’estran et au besoin, privilégiez un léger brossage de votre bateau. Faites votre carénage annuel dans une installation aux normes.

A terre, je préserve les milieux naturels et les plantes

Que ce soit à pied, à cheval, à vélo ou en véhicule motorisé, les milieux naturels sont fragiles et pour la plupart sensibles au piétinement. Les passages répétés écrasent et détruisent la végétation. De nombreuses espèces végétales protégées sont ainsi menacées.

  • Respectez les cheminements, les clôtures et autres équipements de protection

Poser sa serviette trop haut sur la plage, en bord de dune, écrase aussi les jeunes pousses d’oyat et de chiendent qui fixent la dune. En milieu dunaire, quand la végétation a disparu sous la pression du piétinement, c’est la porte ouverte à l’érosion, qui est d’actualité sur les côtes fouesnantaises.

  • Posez votre serviette et marchez au minimum à 2 mètres du haut de plage et de la dune.

Les cordons de galets que l’on peut apercevoir ici et là constitue un habitat naturel, « une maison », particulière pour plusieurs espèces végétales dont certaines sont protégées. Le prélèvement de galets pour décorer son jardin ou construire des empilements sur la plage (cairns) détruit ces cordons de galets et les espèces protégées qui s’y abritent.

Quand vous cueillez des fleurs, vous risquez de cueillir une espèce protégée. Les pieds cueillis ne participeront plus à la reproduction de ces espèces en voie de disparition.

  • Laissez les fleurs et les galets à leur place dans le milieu naturel.

En mer, je préserve les fonds marins

Certains fonds rocheux supportent des espèces magnifiques mais très fragiles, comme les gorgones.

Les herbiers de zostères, véritables prairies sous-marines, jouent un rôle crucial dans l’écosystème marin. Ce sont des zones de reproduction, d’abri, de nurserie et d’alimentation pour de nombreuses espèces de poissons, crustacés, coquillages. Ils participent à l’oxygénation et la clarté des eaux marines, ils piègent et fixent les particules en suspension dans l’eau.

Ces habitats naturels sont très sensibles aux ancrages. L’ancre, et sa chaîne roulant sur le fond au gré des vents et courants, arrachent des espèces sur les fonds rocheux, détruisent les plants de zostères.

  • Au mouillage sur ancre, privilégiez des fonds clairs, sableux.

A terre comme en mer, je préserve les oiseaux et les mammifères marins

Les mammifères marins et les oiseaux sont sensibles au dérangement, en particulier pendant la nidification, mais aussi quand ils se reposent ou s’alimentent.

Si vous vous approchez trop près d’un oiseau en nidification, il quitte son nid, les œufs ou poussins sont alors à la portée des prédateurs et le succès de reproduction est compromis.

Le dérangement provoque le plus souvent la fuite des animaux. En phase de repos, c’est autant de stress et d’énergie perdue dans la fuite, vitale pour ces animaux soumis à de rudes conditions dans la nature. Certains, comme les oiseaux migrateurs ont de plus besoin d’une énergie colossale pour accomplir leur cycle migratoire.

Le dérangement, c’est aussi autant de temps perdu pour s’alimenter. Certains oiseaux sont dépendants de la marée basse pour s’alimenter, s’ils la manquent, ils ne pourront plus s’alimenter avant plusieurs heures. De même, des mammifères marins dérangés pendant leur chasse risquent de voir le banc de poissons convoité disparaître sous leur nez. Les oiseaux ou les mammifères marins s’affaiblissent ainsi petit à petit et deviennent plus vulnérables.

  • Si des oiseaux ou des mammifères marins crient, s’agitent ou s’enfuient à votre approche, éloignez-vous d’eux.
  • A terre, respectez les cheminements, les clôtures et autres équipements de protection.
  • A terre, éloignez-vous au possible des zones sensibles pour les oiseaux, de manière à ne pas les déranger visiblement (cri, agitation, fuite). En période de nidification, évitez de pénétrer dans ces zones sensibles (voir carte).
  • A terre, tenez vos chiens en laisse, évitez les plages.
  • En mer, évitez de poursuivre des oiseaux ou des mammifères marins. S’ils s’approchent de vous, suivez-les parallèlement à votre trajectoire, restez à bonne distance et réduisez votre vitesse de manière à ne pas les déranger visiblement (cri, agitation, fuite).
  • En mer, éloignez-vous au possible des secteurs d’îles ou des îlots sensibles pour les oiseaux ou les mammifères marins (voir carte) et réduisez votre vitesse, de manière à ne pas les déranger visiblement (cri, agitation, fuite). En période de nidification des oiseaux, évitez de débarquer dans ces zones sensibles.

Je pratique une pêche responsable et durable

La pêche loisir est très répandue localement, sous tous ses formes : à pied, en apnée, du bord ou en bateau, à la ligne, au casier, au filet. Pour préserver cette activité, il faut préserver la ressource et les milieux naturels qui l’hébergent.

Pêcher trop ou pêcher trop petit sont autant de pratiques qui menacent à terme cette activité. Mais l’utilisation d’engins ou de techniques de pêche à pied inadaptés sont tout aussi néfastes. L’utilisation de ravageurs ou de râteaux trop larges détruit les herbiers de zostères ou retourne complètement le sable ou la vase, entrainant une perte d’habitat naturel pour les espèces recherchées, qui finissent par disparaitre. La pêche dans les herbiers de zostères détruit de nombreux plants uniquement par le piétinement. Retourner un bloc rocheux sans le remettre à sa place et dans le bon sens est aussi une pratique très destructrice. Les algues et les animaux de la face supérieure du bloc se retrouvent écrasés. Ceux de la face inférieure se retrouvent exposés à l’air, au soleil et au vent, ils se dessèchent et meurent. Un bloc non remis en place mettra plusieurs années à retrouver son état initial.

  • Informez-vous sur la règlementation de la pêche de loisir et les précautions de sécurité à prendre.
  • Respectez les quantités, espèces, taille, engins et périodes de pêche autorisés.
  • Remettez en place les blocs rocheux que vous retournez.
  • Évitez de pêcher dans les herbiers de zostères.

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