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Alain Le Loupp : le grand maître du Festidreuz

Article publié le 1 juillet 2014.

alainleloupp

Je suis né à Bénodet en 1963. Après avoir longtemps cherché ma voie, je suis entré à la banque à 25 ans. J’y ai fait mon petit bonhomme de chemin puisque je suis devenu directeur régional de la Banque Populaire. En 1990, j’ai épousé Gaëlle et nous avons eu trois enfants : Margaux (22 ans), Lucas (18 ans) et Agathe (15 ans). Nous avons construit à Mousterlin et nous avons inscrit naturellement nos enfants à l’école communale. En 1997, je suis devenu président des parents d’élèves. Je le suis resté pendant 8 ans. En 2003, pour marquer le 75ème anniversaire de l’école nous avons eu l’idée d’organiser un concert dans un champ. L’idée me trottait dans la tête depuis que j’avais lancé les Amis de la chapelle du Perguet (Paotred Perguet) parce que je trouvais que venir écouter de la musique en pleine nature, cela avait un côté festif, intergénérationnel. C’était bien avant les « Vieilles Charrues ». Mais je n’avais pas pu mener mon projet à bien. C’est donc en 2004 que nous organisâmes avec une bande de copains, parents d’élèves, le premier Festidreuz à Kerler. Plusieurs centaines de personnes vinrent écouter les Frères Morvan, Nolwenn Korbell et les Goristes. Deux ans plus tard, nous déménagions à Kerbader. Nous n’avions pas d’idée directrice sinon de créer un esprit de fête pour un public fouesnantais de tout âge et d’équilibrer notre budget. Pendant longtemps, nous avons souffert d’un déficit de notoriété parce que nous n’étions pas clairement identifiés par le public. Nous avons alors décidé de nous centrer sur la chanson française que l’on a voulu décliner sous toutes ses formes. Après les conditions météorologiques catastrophiques qui nous ont amenés à annuler le concert de Soldat Louis, il y a cinq ans, nous avons investi et nous nous sommes professionnalisés : scène couverte, bungalows et loges pour les artistes, produits locaux. Nous sommes assurés pour 500 000 euros. Aujourd’hui, autour du noyau dur du début (10 personnes), nous sommes quelque 250 bénévoles. L’an passé, nous avons fêté les dix ans du Festival et nous avons rassemblé 6000 personnes sur deux jours. J’y ai connu ma plus grande émotion de programmateur avec le groupe Eiffel. Deux autres noms à mettre sur le podium depuis le départ ? Louis Bertignac (ex-Téléphone) bien sûr, et puis « Boulevard des Airs », un groupe de musiciens de Tarbes, qui sont désormais de vrais amis. Samedi et dimanche prochain, (5 et 6 juillet), nous avons réussi, à force de négociations de plusieurs mois, notre plus belle affiche. La chanson française aura rendez-vous avec le rock, le rap, la variété, le reggae… grâce à de grands artistes comme Michel Fugain, Renan Luce, Youssoupha, Féfé, Deportivo… Ce sera le début de l’été à Fouesnant. Notre prévisionniste « météo » nous a dit que nous passerions à travers les gouttes. De toute façon, plus on sera nombreux, plus on aura chaud. Il faut que tous les habitants du Pays Fouesnantais s’approprient « leur » festival. Il y en aura pour tous les goûts. Mon ambition ? Pérenniser Festidreuz pour passer le témoin à d’autres qui poursuivront cette belle histoire.

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